cadre   - Nous sommes le Dimanche 22 Avril 2018 et il est 01:08
 
"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
UNAFAM
- UNAFAM - Délégation Herault 34 - Languedoc Roussillon -
-Association reconnue d'utilité publique-
   
bloc_h_g Menu général bloc_h_d
  Retour à l'accueil
  Urgence:joindre qui?
  Laisser un message
  Qui sommes nous ?
  Des témoignages
  Ressources
  Services
  La recherche
  Insertion et Travail
  Groupe de parole
  Notre région
  Les sites UNAFAM
  Liens utiles
  Espace GEM ou Club
bloc_b_g bloc_b_d
bloc_h_g Les dernières actualités bloc_h_d
  Les actualités du 34
  réunion des adhérents 2017
  les nationales...
avis de décès - jacques dreyer-dufer unafam11
  Les départementales
handicap et famille 9 juin 2018 au théâtre auxerre
bloc_b_g bloc_b_d
bloc_h_g Les utilitaires du site bloc_h_d
  Mises à jour du site

  Moteur de recherche
  Le plan du site
  Les pages préférées
  Les pages sonorisées
bloc_b_g bloc_b_d
bloc_h_g Accès réservé bloc_h_d



bloc_h_g bloc_h_d

QUELQUES ACTUALITES NATIONALES CONCERNANT LES MALADIES PSYCHIQUES

visibles sur les sites des délégations UNAFAM 02 - 11 - 16 - 17 - 19 - 21 - 23 - 30 - 34 - 39 - 41 - 48 - 58 - 66 - 71 - 80 - 84 - 87 - 89 - 972

Franco Basaglia    Thomas More   Delacroix   Machiavel      Pinel visitant les aliénés   Le Politique de Platon   Lucien Bonnafé le désaliéniste   l'Assemblée Nationale        

SANTE MENTALE-PUBLICS FRAGILES 20/06/2014

Article sélectionné par Jean-Claude

In ASH 

19/06/2014   

Un rapport de l'ONPES se penche sur les publics "invisibles" socialement

Article rédigé par Emmanuelle Chaudieu

Constatant, dans son rapport 2009/2010, que "les statistiques publiques appréhendent difficilement la grande exclusion, notamment lorsque les personnes concernées n'ont pas de domicile, ne recourent pas aux prestations sociales auxquelles elles auraient droit, ou encore sont en situation irrégulière sur le territoire français", rendant l'action publique en direction de ces publics "très difficile à mettre en œuvre", l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES) a confié au bureau d'étude FORS-Recherche sociale la réalisation de travaux exploratoires, rendus publics mardi 17juin, sur ces publics "invisibles socialement".




SUITE DE L'INFORMATION

Un rapport de l'ONPES se penche sur les publics "invisibles" socialement (suite)

Définis comme des "groupes de populations mal couverts par la statistique publique, peu visibles pour les pouvoirs publics et peu, ou mal, appréhendés par les politiques sociales", ils ont été classés en six catégories pouvant subir au moins l'un des cinq types d'invisibilité des personnes en situation de précarité identifiés au cours de cette étude : une invisibilité "politico-médiatique", une invisibilité sociale, qui renvoie plus spécifiquement à l'absence de reconnaissance sociale des publics pauvres, "relégués en dehors des espaces de représentation et de participation citoyenne" notamment. Figurent aussi une invisibilité institutionnelle, qui concerne les publics dont les "problématiques interrogent, voire 'déstabilisent' les pratiques habituelles d'accompagnement des professionnels", une invisibilité scientifique, liée à un "outillage statistique insuffisamment adapté qui contribue parfois à masquer les phénomènes et processus d'exclusion" ainsi qu'à une recherche "assez fortement orientée par la commande publique" et, enfin, une invisibilité recherchée par les publics eux-mêmes, de peur d'être stigmatisé ou par volonté de rompre avec un parcours d'exclusion ou une logique d'assistance.

Sans domicile, sortants de prison...

Ces différents types d'invisibilité ne sont pas exclusifs les uns des autres : "Bien au contraire, ils sont fortement corrélés et découlent les uns des autres", relève le rapport, une réalité illustrée à travers l'analyse des six groupes de publics identifiés. Pour chacun d'eux, l'objectif a été de "mieux rendre compte des causes de cette invisibilité", recenser les travaux existants et donc les champs d'observation non-couverts, et de "proposer des améliorations à apporter à l'observation, pour donner in fine plus de visibilité à ces publics".
Premier groupe retenu, celui des "sans domicile stable" y compris les personnes hébergées chez des tiers. Il s'agissait ici de privilégier une "approche visant à expliciter les facteurs de l'invisibilité de ces situations par les institutions (collectivités et acteurs sociaux), du fait de [la] 'volatilité' [de ce public] et de [son] insuffisant ancrage territorial". Les auditions avaient, ainsi, comme principal objectif de "mieux analyser les facteurs de cette invisibilité institutionnelle", sachant qu'un focus était proposé sur deux "sous-groupes" encore plus "invisibles" : les primo-arrivants pour lesquels l'hébergement chez un tiers intervient "comme une étape-ressource dans les parcours migratoires" et les ménages hébergeants qui jouent un "rôle dans le maintien des solidarités informelles et l'invisibilisation des situations".
L'ONPES a également choisi de s'intéresser aux sortants d'institution, le travail s'étant concentré sur les sortants de prison, de l'aide sociale à l'enfance (ASE) et de structures d'accueil pour les personnes handicapées, en partant de l'hypothèse suivante : ce public est dans une situation d'invisibilité "recherchée" mais renforcée par la rupture de prise en charge.

Troubles de santé mentale

Troisième groupe étudié : "L'entourage familial des enfants placés ou en voie de l'être". La question centrale posée ici était : "Alors que les enfants placés sont connus comme un public rencontrant des difficultés spécifiques, leur entourage familial ne reste t-il pas méconnu, 'invisible' ?" Et par ailleurs, que sait-on de ses conditions de vie, de ses difficultés ?...
L'étude s'est ensuite penchée sur le cas des "personnes logées présentant des troubles de santé mentale", qui, parmi les personnes en situation de précarité, semblent encore moins bien connues et repérées que les personnes sans abri, ces dernières ayant récemment fait l'objet d'une enquête épidémiologique (
enquête Samenta).

Les hypothèses de travail privilégiées pour ce public renvoient donc à deux principaux facteurs d'invisibilité : "Une invisibilité liée au sentiment de honte et de stigmatisation ressentie tant par les personnes que par leur entourage conjuguée au risque de déni de la maladie" et une autre, "liée à l'inadaptation et l'insuffisance des moyens de repérage et d'accompagnement interrogeant les modalités d'accompagnement de ces personnes par les professionnels médicaux et médico-sociaux".
Ensuite, alors que "le sujet des salariés en situation de précarité a été diversement, longuement et souvent traité, beaucoup moins de travaux ont été dédiés aux indépendants, aux entrepreneurs, artistes et intellectuels non -salariés, qui peuvent pourtant être soumis à des fragilités mettant en péril la pérennité de leurs conditions de vie". L'ONPES s'est donc intéressé aux "travailleurs non -salariés pauvres", un groupe à la fois très hétérogène et difficile à cerner, qu'il s'est attaché à mieux définir, avant d'en identifier les problématiques et questionnements spécifiques.

Problématiques transversales

Enfin, dernier public étudié : les personnes pauvres en milieu rural. Ont ici été privilégiés deux publics, les jeunes et les néo-ruraux, autour de questionnements parmi lesquels : quels sont les facteurs ou explications de l'invisibilité des personnes pauvres en milieu rural ? Ou quelles sont les spécificités des jeunes pauvres en milieu rural par rapport aux autres publics pauvres en milieu rural, mais également par rapport aux jeunes vivant sur d'autres territoires ?
Au-delà de ces analyses très ciblées, l'ONPES estime que certaines thématiques et problématiques "transversales" nécessitent d'être mieux appréhendées, notamment en ce qui concerne les trajectoires et les transitions biographiques des publics pauvres, mais également "l'impact de la stigmatisation, du mépris, de la honte sur les conditions de vie des personnes en situation d'exclusion" ou encore les difficultés de repérage et/ou d'accompagnement par les acteurs, avec en filigrane cette question : "Pour quelles raisons précises et par quels mécanismes certains publics en situation de précarité passent-ils à travers les mailles de l'intervention sociale ?". L'ONPES juge également, qu'à côté des publics en situation de grande exclusion, "il faudrait s'intéresser à la 'masse' de ceux [qui sont] situés à la lisière des dispositifs, juste au-dessus des seuils et des plafonds de revenus dans l'accès aux prestations sociales". Enfin, "les questions migratoires [se posant] pour plusieurs publics", il pointe la nécessité d'approfondir la connaissance des étrangers en situation irrégulière, des demandeurs d'asile, des femmes seules (avec ou sans enfants) et des mineurs isolés étrangers.

                          "Etude sur la pauvreté et l'exclusion sociale de certains publics mal couverts par la statistique publique", à télécharger sur le site de l'ONPES.

      

Imprimer cette news



bloc_b_g bloc_b_d
 
Copyright © 2005-2015 Site - UNAFAM - Délégation Herault 34 - Région Languedoc Roussillon
Groupe de sites conçu et développé par Jacques DREYER-DUFER bénévole UNAFAM        Voir les autres sites du groupe        Mentions légales