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"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
UNAFAM
- UNAFAM - Délégation Herault 34 - Languedoc Roussillon -
-Association reconnue d'utilité publique-
   
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QUELQUES ACTUALITES NATIONALES CONCERNANT LES MALADIES PSYCHIQUES

visibles sur les sites des délégations UNAFAM 02 - 11 - 16 - 17 - 19 - 21 - 23 - 30 - 34 - 39 - 41 - 48 - 58 - 66 - 71 - 80 - 84 - 87 - 89 - 972

Franco Basaglia    Thomas More   Delacroix   Machiavel      Pinel visitant les aliénés   Le Politique de Platon   Lucien Bonnafé le désaliéniste   l'Assemblée Nationale        

Soins psychiatriques, un projet de loi contesté 4 mars 2011

d'autres points de vue sur un projet de loi :

In http://www.lejdd.fr/Societe/Sante/Actualite/ 28/02/2011  Un collectif a dénoncé lundi dans Libération le projet de loi "relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de prise en charge", estimant qu'il va dans le sens du "tout sécuritaire". Joint par leJDD.fr, le député UMP et rapporteur du texte Guy Lefrand rejette ces critiques.


SUITE DE L'INFORMATION

Ils dénoncent une "dérive sécuritaire" et une "déraison d'Etat". Le Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire a lancé lundi un nouvel appel, relayé par Libération , accompagné d'une pétition déjà paraphée par 10.000 signataires. En ligne de mire, le projet de loi "relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de prise en charge", qui a été adopté en Conseil des ministres le 26 janvier dernier et qui sera débattu en séance publique à partir du 15 mars à l'Assemblée nationale. Le même jour, une manifestation devrait se tenir devant les grilles du palais Bourbon.

"Dans ce dispositif, seul le trouble à l'ordre public est pris en compte", dénonce l'appel signé par des personnes de tout horizon, parmi lesquelles Stéphane Hessel, Edgar Morin, Catherine Dolto, des personnalités politiques de gauche comme Yves Cochet (EELV), Noël Mamère (EELV), Pierre Laurent (PCF), Pouria Amirshahi (PS) ou encore des magistrats tels que Serge Portelli. "Cette loi (…) est une catastrophe. Cette folie de parler de la folie est honteuse. La psychiatrie a besoin de soins, de se montrer hospitalière, et non pas d'endosser les habits du carcéral et du tout médicament", clame haut et fort le Dr Hervé Bokobza dans le quotidien, en référence notamment à la possibilité de soigner des patients sous contrainte, en ambulatoire, c'est-à-dire même quand ils ne sont pas hospitalisés.

"Travailler sur un grand plan psychiatrie"

Des critiques que n'acceptent pas le rapporteur du texte, Guy Lefrand, contacté par leJDD.fr. "Il n'y a rien d'ultra-sécuritaire dans ce texte, au contraire. Cela prouve qu'ils n'ont pas lu le texte. On permet des soins ambulatoires, sans consentement, pour permettre à des personnes hospitalisées d'être soignées chez elle", défend le député UMP de l'Eure. Avant de regretter, jugeant l'appel "excessif": "Il y a ceux qui ont envie de travailler (…) et d'autres qui utilisent la médecine comme un outil politique." Pour l'élu, l'objectif de ce texte est de "créer des garde-fous, des solutions de prise en charge et soulager les familles". "Autant on pouvait se poser des questions avant l'examen du texte par le Conseil constitutionnel*, mais aujourd'hui, tout est fait pour protéger les malades", conclut Guy Lefrand.

Pour le rapporteur du texte, les choses sérieuses commencent dès mardi soir, puisque le projet de loi sera examiné en commission des Affaires sociales à l'Assemblée. Et l'élu a déjà prévu des amendements, "dont certains ne plaisent pas forcément au gouvernement", pour "permettre des avancées" sur des "points qui accrochent". Guy Legrand a également évoqué le vaste chantier de la psychiatrie avec Bruno Le Maire – ministre dont il est le suppléant dans la 1ere circonscription de l'Eure – qui est en charge du projet de la majorité pour l'élection présidentielle de 2012. "Je lui ai proposé de travailler sur un grand plan psychiatrie", déclare-t-il, du type du Plan santé mentale 2005/2008, assurant que sa synthèse sur la question "est déjà prête".

De son côté, l'Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam) a dit prendre "acte avec satisfaction" du projet de loi, soulignant deux points "essentiels". Dans un communiqué, le président Jean Canneva estime que le texte "innove en introduisant des soins sans consentement en ambulatoire" et en prévoyant "le contrôle du juge lors des hospitalisations sous contrainte". Mais l'association met toutefois en garde et insiste sur le fait que le projet de loi n'est applicable que "s'il existe un dispositif capable de prendre en charge les personnes malades, y compris à domicile". Selon des chiffres publiés dans Libération, 69.000 patients ont été hospitalisés sans leur consentement en 2008, soit 23% de l'ensemble des malades pris en charge en hospitalisation psychiatrique complète.

* Un premier texte avait été adopté par le Conseil des ministres au printemps dernier. Mais, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel a exigé – dans une décision rendue le 26 novembre 2010 – qu'un contrôle juridictionnel du maintien en hospitalisation sans consentement soit instauré dans le projet de loi. Le texte ainsi rectifié prévoit l’intervention du juge des libertés et de la détention pour maintenir une personne en hospitalisation complète sans son consentement au-delà de 15 jours.

[INTERVIEW] "Le projet de loi sur les soins psychiatriques est un retour à l'asile"  

In  http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/opinion/ 28/02/2011 Le Dr Paul Machto, psychiatre signataire de la pétition du Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire, dénonce la conception de la psychiatrie que définit le texte sur la prise en charge des malades mentaux adopté en Conseil des ministres. 

Que change le projet de loi dans la prise en charge des malades psychiatriques ?

- Cela va au-delà d'un changement radical. C'est un basculement paradigmatique. La situation est analogue à celle de février 2008, lorsqu'a été publiée la loi Dati sur la rétention de sûreté, que Robert Badinter a dénoncée.

Le principe du projet de loi sur les malades mentaux, du même ordre, est de détenir les personnes de manière préventive. Avec ce texte, on passe de l'hospitalisation aux soins sans consentement. On va pouvoir obliger les gens à se soigner à domicile. Cela va changer les liens entre les patients et les soignants, qui reposent sur un travail dans la durée. Les patients les plus durs sont perturbés par des pensées qui les rendent méfiants vis-à-vis de l'extérieur. Le travail d'approche est important. Or, avec ce texte, la relation patients-soignants bascule. Nous dénonçons cette conception de la psychiatrie, vers laquelle nous tendons depuis une quinzaine d'années.

 

Peut-on parler d'une dérive sécuritaire ?

- Le texte entérine et fige la peur de l'autre. On pourrait se dire que ce projet de loi ne va toucher que les cas les plus graves. Mais ce n'est pas vrai.

Un tiers de la population française souffre de troubles psychiques. Pour peu que vous disiez à votre entourage "Ca ne va pas au travail, j'ai envie de me foutre en l'air", on pourra vous contraindre à vous soigner. C'est là que réside l'extrême gravité de ce texte. Il n'y a pas à déposer d'amendements, il faut le supprimer tout court. C'est une question de civilisation.

Par ailleurs, il n'y a eu aucune concertation avec les professionnels du secteur. Le projet de loi a été adopté en conseil des ministres le 26 janvier 2011. Une seule audition, qui n'a duré qu'une heure et demie, a été proposée le 15 février à l'ensemble des syndicats par le rapporteur du texte, Guy Lefrand.

 

Les récents faits divers, par exemple, l'assassinat d'un étudiant à Grenoble par un malade mental en 2008, évoqué par Nicolas Sarkozy, prouvent pourtant qu'il y a des failles dans le système actuel...

- Trois faits divers dramatiques sont régulièrement cités en exemple : le meurtre d'un voyageur tué par un "pousseur" dans le métro en 2010, celui d'un étudiant par un malade mental à Grenoble en 2008, et celui d'infirmières à Pau par un jeune schizophrène en 2004.

La loi de 1990, qui concerne les hospitalisations en psychiatrie, devait être révisée cinq ans après. Cela n'a pas été fait.

En 2003 ont eu lieu les Etats généraux de la psychiatrie, qui réunissaient les syndicats. Nous avions demandé 22 mesures d'urgence. Aucune n'a été retenue.

Bien évidemment, beaucoup de choses doivent changer, notamment dans la formation des personnels. Ceux-ci devraient par ailleurs être bien plus nombreux. On va vers la catastrophe. A cela s'ajoute la logique de l'hôpital-entreprise, incompatible avec la prise en charge des malades mentaux. On est dans l'ère de la gestion et de la suspicion envers les soignants.

Un immense chantier doit se mettre en place pour reconstruire la psychiatrie, mais pas comme le suppose ce projet de loi. Ces derniers temps, le mot "schizophrène" a été jeté en pâture, sans aucun respect du secret médical. C'est inadmissible.

 

Vous dites qu'il faut changer la formation des personnels. Quels sont ses défauts ?

- Depuis une quinzaine d'années, la psychiatrie est tournée vers une pratique médicamenteuse. Pourtant, la psychiatrie est une discipline au carrefour de la médecine et des sciences humaines et sociales. Si on enseigne uniquement la dimension médicale, on ampute toute ouverture d'esprit. Il faut notamment renouer avec la psychanalyse. Le projet de loi dit qu'il faut mettre les malades sous neuroleptiques et basta. Il est pourtant nécessaire d'amener les personnes à être soignées par la parole. Même les patients très délirants parlent. Ce sont nos semblables, ils posent des questions. Aujourd'hui, les soignants ne s'engagent plus dans la relation avec l'autre, car il est moins angoissant de soigner avec des médicaments. Le malade devient un autre radical. Ce qu'il dit peut faire peur.

 

Vous appelez à manifester le 15 mars devant l'Assemblée nationale, jour où les députés commenceront à débattre du projet de loi . Qu'attendez-vous de cette journée ?

- Par un hasard inouï, le 15 mars est la date-anniversaire de la circulaire de 1960, qui a créé la politique du secteur psychiatrique en France. Celle-ci repose sur trois principes : la prévention, la cure, et le suivi. Elle vise à la "désaliénation", à l'ouverture sur la cité, à l'insertion du malade. Le projet de loi, opère, lui, un retour à l'asile des années 50, qu'il faut dénoncer.

 

Interview du docteur Paul Machto, psychiatre, signataire de la pétition du Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire, par Bérénice Rocfort-Giovanni

(le lundi 28 février 2011)

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