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"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
UNAFAM
- UNAFAM - Délégation Herault 34 - Languedoc Roussillon -
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Suivi somatique des personnes sous neuroleptiques 16 juin 2010
Envoyé par unafam34

affsap

affsaps (Agence Française de Suivi Sanitaire des Produits de Santé)

 

M i s e a u p o i n t Pharmacovigilance

 

Suivi cardio-métabolique[1] des patients traités par antipsychotiques

 

Un traitement par des médicaments antipsychotiques qu’ils soient de 1ère (antipsychotiques classiques) ou de 2ème génération (antipsychotiques atypiques) peut s’accompagner d’une prise de poids et de troubles des métabolismes glucidique et lipidique (1-10). Les données suggèrent cependant que les patients recevant certains antipsychotiques de 2ème génération, en particulier l’olanzapine et la clozapine, sont exposés à un risque plus important de diabète que les patients traités par antipsychotiques de 1ère génération (5,11-13).

 

Les personnes atteintes de maladie mentale sévère ont par ailleurs une espérance de vie réduite de 20% comparée à celle de la population générale et sont davantage exposées aux facteurs de risque cardiovasculaires suivants : surpoids, sédentarité, tabac, hyperglycémie/diabète, hypertension artérielle, dyslipidémie (14-16). Ainsi, les données épidémiologiques suggèrent une augmentation de la prévalence du diabète de type II et de l’obésité chez les patients atteints de maladie psychiatrique (de 1.5 à 2 fois chez les patients schizophrènes) comparativement à la population générale (17).

 

Ces facteurs de risque sont en partie liés à une alimentation déséquilibrée, à un mode de vie sédentaire et à un accès aux soins souvent plus limité que pour la population générale. D’autres facteurs interviennent également, tels que l’âge, le sexe, les antécédents familiaux et personnels et les médicaments concomitants (8, 18).

 

Toutefois, il est difficile de distinguer dans ces données la part de la maladie elle-même de celle des traitements administrés chez ces patients.

 

L’ensemble des désordres pondéraux, tensionnels, glycémique et lipidiques constatés est souvent regroupé dans de nombreuses publications sous le terme de « syndrome métabolique » (19-22).

 

La mise en place et l’adaptation d’un traitement antipsychotique exigent une collaboration étroite entre le psychiatre et le médecin traitant afin d’assurer une prise en charge optimale des patients.



[1] Cette mise au point ne concerne pas la prise en charge des troubles du rythme et des cardiomyopathies

 


SUITE DE L'INFORMATION

1.     Avant la mise sous traitement

 

Il est important de :

 

Rechercher les facteurs de risque : la recherche de troubles métaboliques préexistants et des facteurs exposant le patient au risque de développer des troubles cardio-métaboliques doit être effectuée par le prescripteur avant la mise sous traitement antipsychotique quel qu’il soit.

 

Il est recommandé :

 

- d’interroger le patient sur ses antécédents médicaux personnels et familiaux (hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie, décès précoce d’origine cardiovasculaire dans la famille), sur les traitements en cours, particulièrement ceux pouvant interférer avec les métabolismes glucidique et lipidique ;

 

- d’interroger le patient sur son hygiène de vie : habitudes alimentaires, activité physique, consommation d’alcool, toxicomanie, tabagisme.

 

- de pratiquer des bilans clinique et biologique : pesée, calcul de l’IMC[1], mesure du périmètre ombilical, mesure de la pression artérielle à l’aide d’un brassard huméral adapté à la circonférence du bras[2]3, dosages à jeun du cholestérol (total, LDL, HDL), des triglycérides, et de la glycémie.

 

Si des anomalies sont détectées avant la mise sous traitement, le prescripteur peut être amené, dans certains cas, à orienter le patient vers un spécialiste pour une prise en charge adaptée.

 

D’informer les patients et leur entourage

L’information des patients et de leur entourage sur le risque de survenue de troubles métaboliques est indispensable. Il doit être recommandé aux patients d’adopter un régime alimentaire équilibré, de pratiquer une activité physique régulière et, s’il y a lieu, de diminuer la consommation d’alcool et/ou de tabac[3]. Il convient d’encourager les patients à assurer une surveillance de leur poids. Les patients (et leur entourage) doivent être informés de la nécessité de consulter rapidement en cas de survenue de symptômes évocateurs d’un diabète (notamment polyurie, polydipsie, perte de poids).

 

2.     Pendant le traitement

 

La stratégie de la surveillance dépend à la fois des facteurs de risque retrouvés avant l’instauration du traitement, des signes cliniques apparaissant pendant le traitement et du médicament antipsychotique instauré.

 

·          PRISE PONDERALE

Il est recommandé de contrôler le poids après 1 mois et 3 mois de traitement, puis trimestriellement. Cette surveillance pourra être plus fréquente si la prise de poids est rapide et importante. Une prise de poids de + 7%, surtout si elle est rapide, doit alerter le prescripteur. Elle doit le conduire à vérifier l’absence d’un diabète.

·          GLYCEMIE

Il est recommandé de doser la glycémie après 3 mois et 12 mois de traitement, puis annuellement. Le prescripteur est invité à interroger, dans l’intervalle, le patient sur la survenue éventuelle de symptômes évocateurs d’un diabète. Des dosages plus fréquents peuvent être nécessaires en fonction des données cliniques, des antécédents familiaux ou de la glycémie initiale.

·          BILAN LIPIDIQUE

La pratique d’un bilan lipidique (cholestérol total, cholestérol LDL, HDL, triglycérides) est recommandée 3 mois après l’instauration du traitement, puis après 5 ans en cas de bilan normal, ou plus fréquemment selon les données cliniques (prise de poids, diabète).

·          PRESSION ARTERIELLE

Il est recommandé de contrôler la pression artérielle après 3 mois de traitement puis une fois par an. La fréquence peut être plus importante si cliniquement indiquée.

 

Ces recommandations sont résumées dans le tableau ci-dessous :

 

 

T0

M1

M3

Trimestriellement

Annuellement

Tous les 5 ans

Poids et IMC

X

X

X

X

 

 

Périmètre ombilical

X

 

 

 

 

 

Glycémie à jeun

X

 

X

 

X

 

Bilan lipidique

X

 

X

 

 

X

Pression artérielle

X

 

X

 

X

 

 

T0 : avant le traitement / M1 : 1 mois après le début du traitement / M3 : 3 mois après le début du traitement

 



[1] IMC = Poids (kg) / Taille2 (m)

[2] Ce contrôle doit s’effectuer en position assise, dans une atmosphère calme. Il est recommandé de répéter les mesures. L’appareil doit être régulièrement calibré.

[3] Office français de prévention du tabagisme (OFT). Fédération française de psychiatrie (FFP). Arrêt du tabac chez les patients atteints d’affections psychiatriques. Conférence d’experts 2008. Recommandations, janvier 2009. Paris : Office français de prévention du tabagisme (OFT), 2009, 8p - www.oft-asso.fr

3 Ce contrôle doit s’effectuer en position assise, dans une atmosphère calme. Il est recommandé de répéter les mesures. L’appareil doit être régulièrement calibré.

4 Office français de prévention du tabagisme (OFT). Fédération française de psychiatrie (FFP). Arrêt du tabac chez les patients atteints d’affections psychiatriques. Conférence d’experts 2008. Recommandations, janvier 2009. Paris : Office français de prévention du tabagisme (OFT), 2009, 8p - www.oft-asso.fr

D’une manière générale, en cas d’anomalies détectées pendant le traitement, il est recommandé de rappeler aux patients l’importance du suivi des règles hygiéno-diététiques et, s’il y a lieu, la nécessité d’une diminution de la consommation d’alcool et/ou de tabac. La prise en charge thérapeutique doit faire intervenir médecin traitant et psychiatre et peut amener, dans certains cas, à orienter le patient vers un spécialiste.

 

Des recommandations de prise en charge des patients hypertendus, dyslipidémiques, ou traités pour un diabète de type 2 sont disponibles sur les sites internet de l’Afssaps et de la Haute Autorité de Santé5.

 

 

Antipsychotiques autorisés en France

 

 

Antipsychotique de 1ère génération

Antipsychotiques de 2ème  génération

Chlorpromazine (LARGACTIL®)

Cyamémazine (TERCIAN®)

Dropéridol (DROLEPTAN®)

Flupentixol (FLUANXOL®)

Fluphénazine (MODECATE® / MODITEN®)

Halopéridol (HALDOL®, HALDOL DECANOAS® &

générique)

Lévomépromazine (NOZINAN®)

Loxapine (LOXAPAC®)

Penfluridol (SEMAP®)

Perphénazine (TRILIFAN RETARD®)

Pimozide (ORAP®)

Pipampérone (DIPIPERON®)

Pipotiazine (PIPORTIL®)

Propériciazine (NEULEPTIL®)

Sulpiride (DOGMATIL® & génériques)

Amisulpiride (SOLIAN® et génériques)

Aripiprazole (ABILIFY®)

Clozapine (LEPONEX® & génériques)

Olanzapine (ZYPREXA®, ZYPREXA VELOTAB®,

ZYPADHERA®)

Palipéridone (INVEGA®)

Rispéridone (RISPERDAL® et génériques,

RISPERDALORO® et génériques, RISPERDAL

CONSTA®)

Sertindole (SERDOLECT®)

Tiapride (TIAPRIDAL® & génériques)

 

 

 

 

 

 

 

 

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